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Mes relations avec la Communion Anglicane – The Anglican Communion

Sites – Websites

The Diocese of Canterbury : http://www.canterburydiocese.org/general/index.htm

The Anglican Communion : http://www.anglicancommunion.org/

The Diocese in Europe (Church of England) : http://www.europe.anglican.org/

The Anglican Church in the Pas de Calais : http://anglchurch.free.fr/welcome.php

Anglicans on line : tout ce qui existe ou se passe dans la Communion Anglicane : http://anglicansonline.org/

 

Présentation du lien privilégié entre les Diocèses d’Arras et de Canterbury : the Arras Connection

Tout a commencé vers la fin des années 60, 1967 ? ou 1968 ? par la visite inopinée de Canon Bernard Pawley, alors Archidiacre de Canterbury et de son épouse Margaret, au Père Gérard Huygue, Evêque d’Arras. Je me rappelle avoir été appelé d’urgence par mon évêque à venir participer à cette rencontre. Avec son humour inégalable, Bernard Pawley dit tout de go à l’évêque d’Arras qu’il vient récupérer les villes de Calais et de Boulogne qui, au XVIème siècle faisaient partie de l’Archidiaconné de Canterbury… Il est vrai que ces deux hommes s’étaient iiés d’une grande amitié au Concile Vatican 2 auquel Bernard Pawley avait participé en qualité d’observateur officiel de la Communion Anglicane. Et c’est au cours de cette réunion que fut décidé d’organiser tous les  deux ans, et alternativement dans les deux diocèses, une « grande rencontre »  entre des délégués de ces deux diocèses pour y partager nos différentes approches pastorales sur des sujets de recherche ou d’actualité, chaque délégation état constituée d’une quinzaine de personnes environ choisies en raison du thème retenu. La première de ces grandes rencontres eut lieu le printemps suivant à Canterbury.

A noter qu’il n’a jamais été question de dialogue théologique sur des questions pouvant séparer nos deux Eglises au cours de ces grandes rencontres, qui se sont succédé régulièrement depuis lors sans véritable interruption. La dernière s’est ainsi tenue à Arras durant le dernier week-end de Février 2005, et la prochaine devrait normalement avoir lieu à Canterbury, soit à l’automne 2007 ou au printemps 2008.

Il faudrait toute une étude d’archives pour résumer en détail tous les thèmes ainsi abordés depuis bientôt 40 ans : les différents ministères dans nos Eglises, l’action catholique, les prêtres ouvriers, les questions de formation, le tunnel, finances et bâtiments, nouvelles paroisses, etc…

Les retombées de ces rencontres ont été des jumelages locaux tels celui des doyennés de Sandwich et de Desvres-Samer, ainsi que des rencontres régulières avec la Canterbury School of Ministry (CSM, tant qu’elle a existé) ou le North East Ordination Course (NEOC), passages très réguliers pendant de longs week-ends de ces deux écoles de ministères dont les étudiants venaient découvrir nos fonctionnements français en Eglise, et tenaient chaque fois à rencontrer des prêtres ouvriers de la rue de Jérusalem. Des invitations venaient de part et d’autre pour de grands moments de la vie de l’Eglise-soeur, tels que pélerinages, journées de jeunes, ordination des premières femmes-prêtres à la Cathédrale de Canterbury, moi-même observateur officieux et logeant chez l’archidiacre de Canterbury pendant toute la durée d’une des dernières conférences de Lambeth (qui rassemblent tous les 10 ans à Canterbury tous les évêques de la Communion Anglicane), participation pour deux membres de notre groupe de liaison à une Residential Conference réunissant tous les prêtres du diocèse de Canterbury, etc…

Très rapidement nous nous sommes rendus compte, de part et d’autre, qu’entre les Grandes Rencontres de tous les deux ans les liens devaient être maintenus : d’où la mise en place, de part et d’autre, d’une équipe de liaison mixte qui se réunissait tous les 6 mois, soit à Canterbury, soit à Calais. Ces deux équipes constituaient en quelque sorte l’armature, un petit groupe permanent stable permettant une animation fluide de nos Grandes Rencontres. En ont fait partie coté Canterbury : Kenneth Mason et Bruce Hawkings, ce dernier depuis le début jusqu’en Février 2005, ainsi que trois archidiacres successifs de Canterbury, Bernard Pawley, Michael Till et John Pritchard. Et du côté Arras : Bernard Quinot, Alain Depreux, et moi-même en permanence jusqu’à ce jour, Marie Colette Sellier y participant de façon moins régulière en raison de ses autres activités pastorales nombreuses. Ces deux équipes de liaison sont actuellement de part et d’autre en voie de reconstruction et vont s’attacher à mettre en oeuvre la préparation de la prochaine Grande Rencontre qui pointe à l’horizon.

Ces Grandes Rencontres ou d’autres intermédiaires nous ont valu de grandes amitiés avec des personnes jouant un grand rôle dans l’Eglise d’Angleterre et rencontrées souvent : Bernard Pawley jusqu’à sa mort à Canterbury, Michael Till futur Doyen de la Cathédrale de Winchester, Jonathan Gledhill, John Pritchard et John Mantle, tous trois devenus depuis évêques de diocèses de la Church of England ou de l’Episcopal Church of Scotland, Trevor Pitt toujours en charge du NEOC, sans oublier Ken Mason qui fut par la suite Principal du Theological College de Edinburgh, Robin Blount qui a joué un très grand rôle dans l’aumônerie du Tunnel, dans le lien entre Channel Churches Together et notre Association oecuménique du littoral, et dans l’ouverture à d’autres rencontres régulières européennes, sans oublier notre ami Bruce sans lequel le lien Arras-Canterbury n’aurait pu être ce qu’il fut. Je ne compte plus le nombre de fois où nous nous sommes rencontrés pour maintenir la flamme quand les responsables diocésains changeaient, contacts d’autant plus faciles que Bruce passait régulièrement à la Maison Diocésaine d’Arras avec de nombreux groupes et inaugurait son travail actuel d’animation de pélerinages authentiques dans les cimetières britanniques ou du Commonwealth des morts au combat des deux dernières guerres mondiales, en particulier de la première.

Tel est ce lien Arras-Canterbury, tel il fut, tel il sera ce que nous voudrons bien en faire. Tous ceux qui y ont pris part, à un moment ou à autre, ont toujours mesuré le très grand et très riche apport de cet oecuménisme fraternel de terrain qui nous a permis de nous découvrir vraiment très proches, dans pratiquement tous les domaines, en tant que témoins du Christ.

Depuis courant 2008 une reprise du lien (en sommeil depuis 2005) entre nos deux églises a eu lieu avec deux nouvelles équipes.

L. Hamain.

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